Mon aventure dans l’auto-édition

Pendant 12 ans j’ai écrit le récit de ma vie dans des journaux intimes, dans l’espoir d’en faire un jour un livre.
Mais je n’aurais pas imaginé que c’était aussi complexe.

Une fois achevé, je me suis dit : ça y est j’ai fini… mais en fait c’était loin d’être terminé.
Heureusement, Internet existe et je remercie toutes ces personnes qui ont fait des blogs où il est possible de trouver beaucoup de renseignements intéressants.

 

Donc une fois mon manuscrit terminé, je devais le protéger. Plusieurs méthodes sont possibles, mais j’ai fait la plus simple et la moins chère, mais la plus risquée :

  • Je me suis envoyée à moi-même mon manuscrit terminé par la poste, en recommandé.
    Je garde précieusement l’enveloppe dans un placard. A NE PAS OUVRIR.

Je voulais malgré tout une protection supplémentaire, alors j’ai déposé le copyright de mon livre (@Les voleurs de vie).
Cela a été très rapide et simple.

 

Une fois fait, j’ai  appris qu’il fallait faire une demande de numéro d’identification de mon livre, l‘ISBN (Plus d’informations ici) – Délai 3 semaines.
J’avoue que je ne l’avais pas vu venir, je n’avais qu’une envie, sortir mon livre, et je devais encore attendre si je voulais faire les choses bien.

Alors je me suis mise à la relire, et j’ai trouvé des incohérences, des fautes, je n’étais pas satisfaite. Et au final, je l’ai relu un nombre incalculable de fois, en plus des dizaines de fois précédentes.
Je n’étais jamais contente, je voulais qu’il soit parfait. Je peux vous dire que 340 pages à relire en boucle, ça donne la migraine 🙂
La langue française est complexe, je l’ai appris à mes dépens. Et mes yeux aussi.
Merci aussi au logiciel Antidote, pour m’avoir aidé à voir les fautes d’inattention, c’est utile.

 

Mais un livre, ce n’est pas que des pages d’écriture, c’est aussi une couverture.
J’ai ouvert mon Photoshop, et je me suis mise à réfléchir. J’ai commencé quelques ébauches, c’était pas mal.
Et puis, en me baladant sur un site, j’ai vu un conseil écrit en très gros : NE JAMAIS FAIRE SA COUVERTURE SOI-MÊME.
Ah ! Après réflexion, j’étais convaincu qu’effectivement une couverture professionnelle donnerai un vrai plus au livre. Ce n’était pas prévu, qu’est-ce que j’allais faire.

Je connaissais une agence de design, mais je savais que cela n’allait pas être gratuit.
J’ai fait une demande de devis, et le budget était bien plus élevé que ce que j’imaginais.
Mais je me suis dit : c’est ton bébé, tu n’as pas le choix, si tu veux quelque chose de bien.
Il n’était pas facile de donner des directives. Mais c’était réalisable, je savais ce que je voulais.
Et la couverture que vous connaissez est apparue et j’en suis très satisfaite.

 

Concernant la mise en page, j’avais omis plusieurs détails :

  • Il faut ajouter un alinéa à chaque paragraphe, ce que je n’avais pas fait.
    J’ai donc du reprendre mes 340 pages et les ajouter.
  • Pour ce qui est des textes parlés, j’avais mis un simple tiret, mais en fait il faut insérer ce qu’on appelle un tiret cadratin.
    J’ai donc du reprendre mes 340 pages et les modifier.
  • Ensuite, il y avait tout ce qui concerne les premières pages.
    – La page de garde
    – La page de faux-titre
    – La page de titre
    – La page de copyright (@ et ISBN)
    – Les pages préliminaires (si on veut ajouter une dédicace par exemple)
  • Sans oublier la dernière page avec la mention du dépôt légal.

 

Une fois prêt, je devais choisir un imprimeur. De nos jours, il y a plus de choix avec des prix abordables, même si cela reste un coût élevé.
J’avais enfin trouvé mon imprimeur, je n’avais plus qu’à l’envoyer, quand c’est affiché devant moi : « nous sommes fermés du 10 août au 26 août ».
Je me suis dit : ce n’est pas possible. Je voulais absolument qu’il soit disponible pour les vacances d’été.
Je les ai alors contactés, il restait une semaine, tout était possible. Mais non, ça ne l’était pas, il m’a confirmé que le délai ne pouvait être respecté avant le 10 et que je devais attendre le mois de septembre.
J’étais déprimée. Je les avais tous fait, ils étaient tous plus chers.
Et puis finalement, je suis tombée sur un imprimeur qui proposait une promotion, ce qui revenait à mon prix d’origine. Ouf, j’étais sauvée. Enfin presque, je devais maintenant attendre le résultat.
Rien n’était garanti.

 

Et le jeudi 6 août, je les ai reçus. J’ai ouvert délicatement le carton, je n’osais pas regarder.
Mais mon livre était bien là et il était beau.

Pourtant ce n’était pas terminé, je devais maintenant faire une déclaration au dépôt légal (Plus d’informations ici).

Pas facile, d’écrire un livre dans les règles de l’art.

 

Maintenant, je n’ai plus qu’à continuer à proposer des exemplaires, afin de faire connaître une histoire, une vie.
Mon livre n’est pas plus mauvais qu’un autre. Les premiers commentaires sont même très positifs.

Je pourrais l’envoyer à des éditeurs, mais la chance d’être publiée est aussi mince que le ciel est bleu.
Qui sait, peut-être qu’un jour…

Mais ceux qui en parlent le mieux, c’est vous.
Alors merci de votre soutien dans cette aventure littéraire.
N’hésitez pas à aimer et partager ma page Facebook.

Voici les coûts auxquels j’ai dû faire face :

  • Copyright : 10.00 €
  • ISBN : gratuit
  • Dépôt légal : gratuit, enfin presque il faut envoyer un livre relié
  • Couverture : 360.00 €
  • Impression : 320.72 € (Pour 50 exemplaires)
  • Frais de port lors des envois : 4.85€ et encore en lettre verte. De plus en plus cher la poste…
  • Bien entendu, je ne facture pas les milliers d’heures passées à écrire, relire, relire, relire… le livre.
    C’était quand même beaucoup de travail, même si j’ai beaucoup aimé.
  • Pub, trop cher, donc pas de pub.

 

Pour commander, rendez-vous : ici

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